Affaire Bettencourt : la polémique enfle
Le ministre du Budget François Baroin vient de l’annoncer, l’administration fiscale va mettre son nez dans les affaires de Mme Bettencourt afin de passer au peigne fin sa fortune, aujourd’hui estimée à 17 milliards d’euros. La principale actionnaire de L’Oréal se trouve aujourd’hui au cœur d’un véritable feuilleton judiciaire. Partie d’une plainte déposée par sa fille, Françoise Bettencourt-Meyers, qui accuse François-Marie Banier, un proche de Liliane Bettencourt, « d’abus de faiblesse » en le soupçonnant de profiter du grand âge de sa mère pour lui soutirer plusieurs millions, cette affaire prend maintenant une autre envergure en emmenant dans son sillage politiques et proches « de confiance ». Banier, à l’engagement de cette procédure, avait évoqué les retentissements politiques et mondains qu’elle aurait. La boîte de Pandore est dorénavant ouverte. Après son épouse, c’est au tour du ministre des Finances, Eric Woerth, d’être pris dans cette tourmente, l’affaire dans l’affaire… Et les lingots du fils Peugeot plombent un peu plus l’ambiance. L’opposition demande sa démission, le Gouvernement veut jouer la carte de la transparence tout en assurant son soutien et sa confiance en son ministre…De disputes familiales tenues sur la place publique à la polémique il n’y aurait qu’un faux pas…
Le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, a annoncé que le Gouvernement rendra public le 15 juin prochain les mesures qu’il envisage pour la réforme des retraites. Un projet de loi devrait, peu de temps après, être soumis au Conseil des ministres pour ensuite être examiné par le parlement en session extraordinaire dans le courant du mois de septembre. Cette précision sur le calendrier intervient alors même qu’une information vient de tomber : selon une source gouvernementale, le taux de cotisations des fonctionnaires devrait être relevé pour se rapprocher du taux dans le privé actuellement à 10,55 % contre 7,85 % dans le public, rapportant ainsi près de 3 milliards d’euros, d’après cette même source. Mais là n’est pas la pierre angulaire de cette réforme des retraites. L’âge légal de départ à la retraite en est le point d’orgue, véritable « casus belli « pour l’opposition comme pour les partenaires sociaux et sur ce point, le Gouvernement n’a pas encore très clairement annoncé sa position. Alors, rapprocher le régime des retraites du public et du privé, souci d’équité ou mise en bouche avant l’annonce de mesures amères ?
Le ministre du travail , Eric Woerth, a remis lundi 17 mai aux représentants syndicaux et au patronat un document de 17 pages présentant les quatorze orientations que le Gouvernement souhaite donner à la réforme des retraites.
Au commencement d’une campagne d’information menée tambour battant dans toute la France et censée éclairer les Français sur les intentions gouvernementales pour cette réforme -qui mobilise à raison toutes les attentions – le ministre et son équipe ont donc présenté, dans les grandes lignes, les perspectives – jugées bien floues par la CFDT – envisagées pour cette grande réforme des retraites. Report de l’âge légal de la retraite ou augmentation de la durée de cotisation pour répondre à un déséquilibre d’origine démographique, convergence entre les régimes de retraite du public et du privé, maintien du système par répartition, favoriser l’emploi des seniors, prise en compte de la pénibilité de certaines professions …L’Elysée ambitionne notamment avec ces nouvelles dispositions de garantir le niveau actuel des pensions et de ne pas les baisser pour les retraités de demain.
Selon une information révélée ce lundi par le quotidien Le Monde, le gouvernement envisagerait de reporter l’âge légal de la retraite, actuellement à 60 ans, à 61 ans en 2015, 62 ans en 2020 et 63 ans en 2030. Une perspective aussitôt démentie par le Président de la République Nicolas Sarkozy, qui a qualifié ces affirmations « d’absurdes ». Même son de cloche de son entourage « On est dans une phase de concertation qui va durer très longtemps, donc il faut s’habituer à des informations de cette nature. Mais ce sont des informations qui ne reposent sur rien », a pour sa part précisé le ministre des affaires sociales Eric Woerth. La réforme sur les retraites dont les concertations ont commencé au début du mois d’avril entre les partenaires sociaux, le gouvernement et le patronat demeure un sujet sensible, où des tentatives d’accords s’égrènent sur fond de désaccords. Le gouvernement, selon le calendrier qu’il a établi, devrait présenter à la mi-mai un document dévoilant les orientations défendues, pour soumettre au Parlement un projet de loi au mois de septembre. Il va sans dire que l’information diffusée par Le Monde risque de faire l’effet d’un pavé dans la mare et les réactions ne vont pas se faire attendre. Quelle est la vôtre ?
Au son du COR, les critiques font écho
Rendu public le 13 avril, le rapport émis par le Conseil d’Orientation des Retraites fait grand bruit. A en juger la perspective plus qu’alarmante que dresse l’organisme s’agissant des dépenses de retraites à l’horizon 2030, la question du financement de ce régime est incontestablement une priorité. Et sur ce dernier point, le Gouvernement, les partenaires sociaux, le patronat mais également toute la classe politique affichent leur consensus. Les prévisions publiées dans cette étude peuvent donner des frissons. Elles évoquent notamment un déficit abyssal : 70 milliards d’euros en 2030, plus de 100 milliards en 2050…